Nissan Leaf d'occasion et batterie sans refroidissement actif
La Leaf de deuxième génération s'achète dès 10 450 € en occasion. Deux batteries, 40 ou 62 kWh, une recharge rapide au standard CHAdeMO et une batterie qui chauffe en charges répétées. Pour qui elle est une bonne affaire, et pour qui non.
Par Vianney Fritsch, fondateur de Volté
La Nissan Leaf est la plus ancienne des électriques populaires en Europe, et sa deuxième génération, produite de 2018 à 2025, est aujourd'hui l'une des plus abordables en occasion. Elle a des qualités réelles et un défaut technique bien identifié. Les deux doivent être connus avant l'achat.
Deux batteries, deux voitures
- La Leaf 40 kWh, 150 ch : 285 km d'autonomie WLTP selon les fiches techniques, 270 km sur la Leaf de 2019 de notre stock. Recharge rapide CHAdeMO à 50 kW.
- La Leaf e+, 62 kWh, 217 ch : 385 km WLTP. Recharge rapide CHAdeMO jusqu'à 100 kW.
L'e+ est nettement mieux dotée, à la fois en autonomie et en puissance, avec un couple de 340 Nm contre 320 Nm.
Le défaut connu : pas de refroidissement actif
La batterie de la Leaf de deuxième génération n'a pas de refroidissement actif : elle ne s'appuie que sur l'air ambiant, sans circuit de liquide. Sur des recharges rapides répétées, la batterie chauffe. Le logiciel limite alors la puissance de charge pour la protéger : ce phénomène est connu sous le nom de rapidgate. À l'usage, une charge rapide qui se déroule normalement la première fois ralentit nettement la deuxième, effectuée après un court trajet.
À long terme, la chaleur accélère aussi la dégradation de la batterie, surtout dans les régions chaudes ou avec des charges rapides fréquentes. Nissan a corrigé ce point sur la troisième génération, qui adopte un refroidissement liquide.
La conséquence pratique est simple : la Leaf est une voiture de recharge lente, à domicile ou au travail, avec une recharge rapide de temps en temps. Sur autoroute, chaque arrêt est plus long qu'avec une voiture à refroidissement liquide.
Le CHAdeMO
La Leaf se recharge en courant continu au standard CHAdeMO, alors que la majorité des autres voitures européennes utilisent le standard CCS. Beaucoup de bornes rapides proposent les deux, mais les nouvelles installations sont d'abord équipées en CCS. Vérifiez, sur vos trajets habituels, qu'une borne CHAdeMO se trouve à distance raisonnable. Nos articles sur la recharge rapide et sur la planification des trajets détaillent la méthode.
Contrôler l'état de la batterie
L'état de la batterie compte encore plus sur une Leaf que sur une voiture à refroidissement liquide. Deux contrôles :
- Le certificat de batterie, avec son pourcentage d'état de santé. Notre guide de l'état de santé explique la lecture. Chez Volté, aucune voiture n'est vendue sous 85 %.
- L'historique de recharge : demandez si la voiture a servi en recharge rapide quotidienne, ce qui a pu solliciter davantage la batterie.
Dans notre stock
- Une Leaf 40 kWh Business de 2019, à 41 896 km à 10 450 €. C'est l'électrique la moins chère de notre sélection.
- Une Leaf e+ 62 kWh N-Connecta de 2023, à 70 389 km à 17 490 €.
Pour qui
La Leaf convient à un usage quotidien de ville et de périphérie, avec une recharge à domicile, sans trajets autoroutiers fréquents. À moins de 12 000 €, la version 40 kWh est l'une des façons les moins chères d'entrer dans l'électrique. L'e+ convient si l'on veut 385 km d'autonomie à un prix contenu, à condition d'en accepter la recharge.
Elle convient moins à ceux qui font régulièrement 300 km d'une traite, ou qui vivent dans une région chaude où la voiture stationne au soleil.
La Leaf est une bonne voiture bon marché à condition de la recharger comme elle le demande : lentement, à domicile, et rarement en charge rapide répétée.
Sources
Voir les Nissan Leaf disponibles
Batterie mesurée avant la remise des clés, garantie 12 mois incluse, paiement le jour de la remise des clés.



