Prix23 septembre 2026·4 min de lecture

Le Brent repasse sous 100 dollars : pourquoi le gazole reste à 2,40 € à la pompe

Le baril de Brent est retombé sous 100 dollars le 21 septembre 2026, mais le gazole se paie encore 2,397 € le litre le 23. Pourquoi la pompe suit lentement, et ce que pèse chaque centime sur un trajet domicile-travail.

Par Vianney Fritsch, fondateur de Volté

Fûts de pétrole empilés vus de face

Le lundi 21 septembre 2026, le baril de Brent livrable en novembre a perdu 4,02 % pour finir à 99,69 dollars. Le marché misait sur de nouvelles discussions diplomatiques autour de la guerre au Moyen-Orient, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies réunie cette semaine-là à New York. Deux jours plus tard, le mercredi 23 septembre à 17 heures, le gazole coûtait toujours 2,397 € le litre en moyenne en France, 2,4 centimes de plus qu'une semaine plus tôt. Le SP95-E10 était à 2,150 € et le SP98 à 2,237 €, en léger recul.

Un record encore tout proche

Le dimanche 20 septembre, le gazole avait atteint près de 2,41 € le litre en moyenne, un record historique selon l'analyse des données publiques faite par l'AFP. Le recul observé depuis se compte en dixièmes de centime. Le baril, lui, a perdu plus de 4 % en une séance.

Pourquoi la pompe suit lentement

Trois raisons expliquent l'écart entre le cours du pétrole et le prix affiché en station.

D'abord, le brut ne représente qu'une partie du prix du litre. L'accise sur les énergies est un montant fixe par litre, qui ne bouge pas quand le baril baisse, et la TVA s'applique sur l'ensemble. Une baisse de 4 % du baril produit donc une baisse bien plus faible, en pourcentage, au litre.

Ensuite, ce que l'on achète à la pompe, c'est du gazole raffiné, dont le cours suit sa propre tension. Un marché du diesel tendu freine la baisse même quand le brut recule.

Enfin, les stations vendent des stocks achetés plus tôt, à un prix plus élevé. La baisse arrive par étapes, avec un décalage de quelques semaines, et à condition que le baril reste bas. Un cours qui rebondit après une séance de baisse ne laisse aucune trace à la pompe.

Ce que pèse un centime sur un trajet domicile-travail

Prenons un trajet de 30 km pour aller travailler, soit 60 km par jour, sur 220 jours : 13 200 km par an. Avec un diesel qui consomme 5,5 litres aux 100 km en usage réel, cela fait 726 litres par an.

  • Au prix du 23 septembre, 2,397 € le litre, ce poste coûte 1 740 € par an.
  • Chaque baisse de 10 centimes au litre fait économiser 72,60 € sur l'année.
  • Pour gagner 200 € par an, il faudrait que le gazole redescende d'environ 28 centimes, sous 2,12 € le litre, et qu'il y reste.

Le même trajet en électrique, avec une voiture qui tire 16 kWh du réseau aux 100 km et se recharge la nuit en heures creuses à 0,1589 € le kWh, revient à 336 € par an. L'écart dépasse 1 400 € par an, et il ne dépend pas des annonces diplomatiques de la semaine. Le calcul complet, hypothèse par hypothèse, se trouve dans notre article sur le coût de 100 km en électrique face au carburant.

Une électrique sobre pour ce type de trajet

Pour 60 km par jour, une petite batterie suffit largement, et c'est sur ces voitures que l'écart se voit le plus vite. Une Renault Zoe de 2021, 16 519 km est proposée à 14 550 €, une Fiat 500e de 2022, 6 789 km à 13 550 €. Avant de choisir, l'état de la batterie compte plus que le compteur, ce que nous expliquons dans notre guide du certificat de batterie. Pour refaire le calcul avec votre propre kilométrage, notre page électrique ou thermique compare les deux sur la durée.

Les prix cités sont ceux du 23 septembre 2026 et changent chaque jour.

Le baril a perdu 4 % en une séance, le litre de gazole quelques dixièmes de centime en trois jours.

Sources

Voir les électriques les plus économiques du stock

Batterie mesurée avant la remise des clés, garantie 12 mois incluse, paiement le jour de la remise des clés.

Voir les véhicules

Disponibles en ce moment

Prix TTC, batterie certifiée avant la remise des clés, garantie 12 mois incluse.

Voir les 116 véhicules

À lire aussi